Les travaux vont débuter dans les jours qui viennent pour qu’à la rentrée, tous les cars scolaires transitent par les Provinces. : (Photo archives NR) J e ne veux pas que l’on nous accuse d’avoir mégoté sur ce dossier ! Pierre Lescure a pris le temps nécessaire, hier soir en conseil communautaire, de détailler les dépenses qui s’accumulent sur le dossier pôle d’échanges scolaires à Blois. Un projet mené tambour battant, l’objectif étant dès la rentrée prochaine d’évacuer les cars scolaires qui transitent par la gare de Blois. En fin d’année dernière, 610.000 € sont provisionnés pour aménager le nouveau projet dans le quartier résidentiel des Provinces, à côté des lycées. À l’heure du budget supplémentaire (lire ci-dessous) ce sont 1.255.000 € qui sont inscrits. On est donc passé du simple au double.
De quoi poser question à l’assemblée d’élus. « J’habite près d’une route où stationnent des autocars. Cela engendre d’énormes nuisances, il faut donc mettre l’argent nécessaire pour les Blésois », témoigne Bernard Sinet, maire de Cheverny. Idem du côté du maire de Blois. Seulement si ces derniers mois ont été consacrés à la concertation avec les riverains, les élus tiennent à ne pas donner dans la surenchère. « Le mur anti-bruit végétalisé coûte à lui seul 140.000 €, ajoute Pierre Lescure. Nous mènerons à la rentrée une étude acoustique complémentaire pour mesurer l’impact sonore réel des cars. Et être sûr de ne pas se tromper avant de le construire. »
De nombreux autres aménagements de voirie, la création d’un préau contre des simples Abribus prévus initialement, sont autant d’éléments qui alourdissent la facture. « Il faut savoir que le coût de chaque quai est multilplié par dix lorsqu’on le rend accessible aux personnes à mobilité réduite ! » Entre les lignes, on comprend que le projet avait été prévu a minima et que la mobilisation des riverains aura pesé très lourd.
Pourtant, du côté de l’Association du cadre de vie des Provinces, on ne se réjouit pas de ces importants efforts. « Nous restons sur nos positions, nous sommes contre l’implantation du pôle ici, explique son président Bernard Chassine. Même si nous comprenons très bien qu’à la gare, c’est pire et dangereux, il faut envisager un projet sérieux, plus ambitieux avec davantage d’espace. » Pour les riverains, la solution des Provinces ne peut être que transitoire. Ce qui fait encore plus cher l’installation précaire. Mais les élus d’Agglopolys, hier soir, n’ont visiblement pas voté en ce sens. Ils attendent l’ouverture du pôle d’échanges scolaires pour la rentrée. Et pour de nombreuses autres rentrées à suivre.