Avant de pratiquer le rugby, Vincent Charles a pratiqué le judo à haut niveau. : (Photo correspondant NR, Nicolas Derré) Celui qui aspire à devenir un titulaire dans le XV du RC Blois en Fédérale 2 n’a qu’une seule ligne de pratique rugbystique à présenter sur son curriculum vitae. Au sein de la formation du PUC (1), la saison dernière, où il fit ses premières gammes. D’abord parmi les équipes réserves, puis dans l’équipe fanion, participant à plusieurs rencontres de Fédérale 2. « J’ai aussi bien évolué en 1re, 2e ou 3e ligne. Je jouerai bien sûr où on me mettra sur le terrain, mais j’ai une petite préférence pour le poste 8 », détaille la recrue blésoise.
Vincent n’est donc pas tombé dans la marmite ovale quand il était petit. Quinze ans durant, l’Orléanais a pratiqué le judo. Et que ses néo-coéquipiers réfléchissent à plusieurs fois avant de lui demander où il a rangé son kimono. Car Vincent a fréquenté le lycée Pothier d’Orléans, alors l’un des meilleurs sports études français de la discipline. En 2002, il termine 3e des championnats de France cadet, et 9e des championnats d’Europe. Puis, après une première année en junior difficile, il remonte sur la troisième marche du podium aux France, catégorie moins de 90 kg. Un résultat qui lui vaut d’être sélectionné comme remplaçant pour les échéances européennes et mondiales. Son élan est stoppé par une blessure, alors qu’il se préparait à jouter en première division chez les seniors.
« Je voulais faire du rugby car aucun autre sport ne me plaisait. Comme j’étais à Paris, je me suis présenté au PUC… » Ironie de l’histoire, les Universitaires évoluaient l’an dernier dans la même poule que le RC Blois (2), « mais je n’étais pas sur le terrain lors de ces matchs », tient-il à préciser.
Le RC Blois, justement ? « C’est tout simple, explique Vincent. Je suis rentré chez moi à Orléans. Je voulais signer là-bas, mais mon père est une connaissance de Lionel [NDLR : Charbonnel, l’un des entraîneurs blésois] et il lui a parlé de moi. Lionel lui a dit que je risquais de me perdre dans la réserve d’Orléans, et qu’il valait mieux pour moi que j’évolue plutôt en Fédérale 2. » Curieux hasard, le RC Blois évolue justement à ce niveau…
« Monsieur Rabineau, le président, est venu me rencontrer pour me présenter son club, poursuit l’Orléanais. J’ai eu un très bon contact avec lui. A première vue, il me semble que Blois est un club familial qui est en train de progresser. »
Dans l’ordre actuel des événements, Vincent ne s’attend pas « à casser la baraque de suite ». Mais, paroles de compétiteur, il espère s’imposer en Fédérale 2. « Je me suis dit que j’allais faire mes preuves jusqu’à Noël ; ensuite, j’espère que je serai devenu un joueur indispensable au groupe. »
En attendant, la recrue soigne une légère blessure. Les supporters devront donc patienter encore un peu avant de découvrir ce diamant brut.
(1) Paris Université Club.
(2) Les Blésois avaient gagné les deux rencontres (21-13 à domicile et 15-6 à l’extérieur). Ils ont terminé 6e de leur poule l’an dernier, à un point et une place du PUC.